Trois chercheurs en informatique de l’Université de Columbia (New York) ont mené une évaluation empirique pour comparer les choix effectués par les utilisateurs d’un réseau social (en l’occurrence Facebook) avec leurs intentions.

L’article publié par Michelle Madejski, Maritza Johnson et Steven M. Bellovin intitulé The Failure of Online Social Network Privacy Settings a montré que la totalité des participants ont partagé des informations qu’ils ne pensaient pas rendre publiques. De manière surprenante, la plupart des utilisateurs n’ont pas pour autant changé après en avoir eu connaissance. La plupart ont également caché des informations qu’ils croyaient partager.

Si les utilisateurs sont généralement inquiets au sujet de la protection de leur sphère privée, 95% avaient confiance dans les réglages qu’ils utilisaient (alors que le résultat ne correspondait pas toujours à ce qu’ils croyaient).

On apprend à la lecture de cet article que la raison principale pour laquelle les participants limitaient l’accès à certaines informations était la protection de leur réputation sociale, suivie d’une protection plus économique (éviter le vol d’identité, la transmission de profils aux publicitaires) et finalement dans une moindre mesure une protection physique (ne pas transmettre son adresse, son visage ou des informations de contact à des inconnus).

Cette étude contient beaucoup d’autres données intéressantes et confirme que les réglages actuellement à disposition sur les réseaux sociaux sont trop compliqués et que l’utilisateur s’y perd. Google plus a intégré dès la conception cette idée (notamment par les cercles) et devrait rendre cela plus accessible, bien qu’il soit actuellement beaucoup trop tôt pour s’exprimer sur le comportement de l’utilisateur dans ce cadre.

Le 23 août 2011 Facebook a également annoncé sur son blog une série de modifications dont le but est de permettre une meilleure maîtrise des informations partagées.