Alors que Facebook et LinkedIn sont largement établis et que Google+ prend sa place, Diaspora* ouvre les portes de sa version alpha (une version test qui n’est pas encore destinée au grand public). Nous avons pu voir à quoi ressemble ce réseau social et à première vue il paraît plutôt stable pour une version de ce type. Les informations disponibles sont toutefois encore assez limitées.

Au début 2010, quatre étudiants de NYU (New York University) ont décidé de révolutionner la notion de réseau social en développant un projet qui doit être décentralisé, open source et respecter la sphère privée des utilisateurs. Depuis, quelques invitations ont été distribuées (et nous en avons encore quelques-unes).

Le projet prend forme
Diaspora* est un projet open source (aGPL), ce qui signifie que le code source est publié et chacun peut l’adapter et l’utiliser. Le projet ne doit pas reposer sur un seul serveur mais chacun devrait pouvoir stocker ses informations sur son propre serveur ou sur un des multiples serveurs proposés s’il ne possède pas son serveur personnel (ce qui sera le cas de la majorité des utilisateurs). Le logiciel Diaspora* peut donc être installé sur un serveur de sorte à créer un nouveau réseau social privé, au sein d’une entreprise par exemple, avec ou sans la possibilité de se connecter à d’autres réseaux Diaspora*.

Diaspora* promet finalement de respecter la sphère privée des utilisateurs et à première vue cela paraît bien parti. Intégrant cette notion dès la conception, Diaspora propose des «aspects», soit des groupes de personnes (dans le même genre que les cercles de Google+). Les données devraient aussi être cryptées et Diaspora* n’intègre pas de publicité.

L’interface est simple et agréable, les paramètres faciles à régler. Le site utilise des mots-clés «hashtags» comme sur Twitter, que ce soit pour compléter son profil ou définir des sujets que l’on veut suivre. Déjà dans sa version alpha, le site offre des fonctions d’exportation qui permettent de reprendre ses données et de les utiliser sur une autre plate-forme.

Il faut maintenant que le logiciel continue à se développer et passe au moins en version beta pour que l’on puisse s’en faire une idée plus précise. A noter encore que le site est déjà accessible dans de nombreuses langues dont le français.