Google propose un ensemble de pages appelées « Transparency Report » (que l’on pourrait traduire en français par rapport de transparence). Il s’agit de deux groupes d’informations, l’un concernant les demandes gouvernementales et le second le trafic.

Demandes d’information des autorités nationales
La carte interactive des demandes gouvernementales montre le nombre de demandes d’organismes gouvernementaux à travers le monde reçues par Google et portant sur la suppression de contenu ou sur la mise à disposition d’informations concernant les utilisateurs Cette carte indique le nombre de demandes reçues. Les informations sont présentées par tranches de six mois, également sous la forme de tableaux comparatifs. Même si ces chiffres sont incomplets, ils permettent de constater des différences très importantes entre les différents pays. On apprécierait toutefois d’avoir des informations sur les domaines juridiques, pour distinguer par exemples les questions liées à la propriété intellectuelle, la sécurité intérieure, etc.

Etat du réseau
Les graphiques interactifs sur le nombre de visites fournissent des informations sur le trafic Internet enregistré sur les sites Google à travers le monde. Chaque graphique affiche l’historique des tendances pour un pays (ou une région) et un service (Gmail, les différentes sections du moteur de recherche Google, Blogger, etc). Cet outil devrait, selon Google, permettre d’illustrer les interruptions de service et de visualiser les perturbations ayant eu un impact sur la libre circulation des informations, qu’il s’agisse d’un blocage dépendant d’un gouvernement ou d’un problème technique.

Bien que partiels et plutôt généraux, ces deux rapports donnent accès à des informations nouvelles pour l’utilisateur et que les autorités étatiques ne mettent que rarement à sa disposition. Ils ne sont pas très utiles à l’utilisateur moyen mais pourraient en revanche intéresser différentes associations de défense des libertés et de l’accès à Internet. Ils ont par exemple été utilisés récemment pour voir l’état de l’accès à Internet en Egypte, en Libye ou au Japon.